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ACQUISITION/PRODUITS TRAITEUR PAI Partners va prendre le co-contrôle de Labeyrie

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Deux ans après avoir racheté Labeyrie avec le soutien de LBO France, Lur Berri va en céder le contrôle exclusif et le partager avec PAI Partners. À terme, le groupe de produits festifs et traiteur pourrait être introduit en Bourse.

A peine plus de deux ans après son entrée au capital de Labeyrie, LBO France en sort à l'occasion d'une recomposition du capital qui doit amener PAI Partners à détenir une participation équivalente à celle de Lur Berri. Labeyrie Fine Foods est actuellement détenu à 61 % par Lur Berri, 33 % par LBO France (qui est pourtant habituellement majoritaire) et 6 % par le management (qui participera au nouveau tour de table). Le groupe, qui détient notamment les marques Delpierre et Blini, est actif dans le foie gras, les produits de la mer (saumon fumé, crevettes…), le traiteur surgelé et les tartinables. PAI reprend donc la participation de LBO et une partie de celle de Lur Berri et sa sortie, d'ici à quelques années, devrait se faire via une intro-duction en Bourse, selon Les Echos.

D'ici là, Labeyrie devrait selon toute logique recourir à la croissance externe. D'une part, c'est comme cela que s'est constitué le groupe (2003 : acquisition de Blini ; 200 4 : Farne of Scotland ; 2007 : Adrimex et Traiteur grec ; 2010 : Brossard surgelés…) (1). D'autre part, « les développements des entreprises du portefeuille de PAI se font souvent par consolidation, comme cela a été le cas tout récemment avec la reprise de l'australien Peters par R&R Ice Cream », indique un porte-parole de PAI.

UNE VALORISATION DE 8,2 FOIS L'EXCÉDENT BRUT D'EXPLOITATION

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Labeyrie, qui annonce 757 millions d'euros de chiffre d'affaires, emploie environ 4 000 personnes sur 15 sites de production (dont deux au Royaume-Uni). L'opération valorise l'entreprise à 8,2 fois son excédent brut d'exploitation, nous a confirmé le porte-parole de PAI. Cela représenterait près de 500 millions d'euros, selon l'AFP (montant non confirmé par PAI). Cette valorisation est moindre que lors de la prise de contrôle de Labeyrie par Lur Berri en 2012. À l'époque, Labeyrie avait été valorisée plus de neuf fois son excédent brut d'exploitation, qui était de l'ordre de 10 % du chiffre d'affaires, avait indiqué Xavier Govare, président de Labeyrie Fine Foods, à Agra alimentation.

Si elle se confirme à terme, l'entrée en Bourse de Labeyrie Fine Foods ne serait pas une nouveauté pour le groupe, qui a déjà été coté de 1999 à 2002 à la Bourse de Paris et de 2004 et 2009 à la Bourse islandaise. La gestion par un fonds n'est pas non plus nouvelle, puisque Labeyrie a déjà passé deux ans (2002-2004) dans le giron d'Industrie Kapital.

(1) Delpierre et Lyons Seafoods ont rejoint le groupe en 2004, quand il a été repris par l'Islandais SIF et est devenu Alfesca (jusqu'à la reprise du nom Labeyrie en 2012).