« Malgré la FCO, les agneaux [ont été] au rendez-vous » à Pâques, traditionnel pic de consommation de viande ovine, constate l’Institut de l’élevage (Idele) dans son bulletin Tendances publié le 28 avril. En raison des conséquences de la fièvre catarrhale ovine (FCO), « l’incertitude planait encore début avril dans un contexte de manque structurel d’offre » – certains acteurs craignaient même une pénurie. Mais, rapporte l’institut technique, « les producteurs français ont su s’organiser pour que les agneaux sortent » à temps. « Contre toute attente, la production française dépasserait ses niveaux des années passées » en semaine 15 (du 7 avril). Avant de reculer « plus fortement » qu’en 2023 et 2024, « signe d’une concentration » pour le pic de consommation. « Selon les professionnels de la filière, il aurait tout de même manqué d’agneaux Siqo pour répondre à la demande », relativise l’Idele.
Si la filière a évité une pénurie, « cela n’a pas empêché la cotation de l’agneau français d’augmenter vivement pour Pâques », l’offre restant inférieure à la demande « comme chaque année ». En semaine 16 (du 14 avril), la cotation de l’agneau lourd a ainsi atteint « un nouveau record », à 11,04 €/kg (+ 15,5 % en un an).
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Sur les deux premiers mois de 2025, la production française de viande ovine a poursuivi son recul, de 8 % sur un an (9 600 téc) et de 15 % par rapport à la moyenne 2020-2024, selon Agreste. Les abattages d’agneaux, la première catégorie d’animaux, chutent de 9 % en volume (8 000 téc) et de 9 % en effectif (437 000 têtes). Idem pour les brebis de réforme. Comme l’analyse l’Idele, « ces replis sont au moins en partie imputables à l’épidémie de FCO, qui a provoqué une forte mortalité et des soucis de reproduction ».