La France n’est toujours en mesure de fournir des explications sur les aides nationales de 500 millions d’euros versées aux producteurs de fruits et légumes, que Bruxelles juge illégales. Paris vient une nouvelle fois de demander « un peu plus de temps » pour procéder à une évaluation en profondeur et préparer au mieux sa défense.
Dans un rapport d’étape remis le 29 septembre à la Commission européenne, la France a demandé un délai supplémentaire pour fournir des explications sur les quelque 500 millions d’euros d’aides publiques versées par la France aux producteurs de fruits et légumes entre 1992 et 2002. S’exprimant sur ces aides jugées illégales par Bruxelles, en marge d’une réunion avec la commission de l’agriculture du Parlement européen, le 29 septembre à Bruxelles, Bruno Le Maire, le ministre de l’agriculture a « contesté formellement » la somme de 500 millions d’euros et a dit vouloir « obtenir une note moins salée ». Le ministre a demandé « un peu plus de temps » afin de pouvoir procéder à « une évaluation sérieuse, objective qui ne prêtera pas à contentieux ». « Nous sommes dans une phase de discussion avec la Commission pour expliquer quelles sont les difficultés que nous rencontrons à retrouver certaines archives et pour discuter du caractère contestable ou non de certaines de ces aides », a-t-il souligné.
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