Une agriculture isolée par rapport à son environnement économique, c’est l’image que donne cette année le Salon agricole de Paris qui, en revanche, s’est beaucoup ouvert au grand large, avec la place surprenante prise par la Chine par exemple. Coupé de son aval direct, industrie alimentaire et grande distribution, le salon a su faire le plein de citadins. Mais ceux-ci n’ont vu, contrairement à ces dernières années, ni Nestlé, ni Carrefour, pas plus qu’Auchan ou Intermarché, mais seulement Danone et, ce qui n’étonne même plus, l’enseigne McDonald’s naguère si chère à José Bové !

Cette irrépressible sympathie du public pour ses racines rurales n’est qu’une maigre consolation à la baisse constante des prix dont se plaint le syndicalisme agricole. Car, si depuis longtemps le panier de la ménagère ne cesse de s’alléger - parfois même plus vite que le pouvoir d’achat -, ce n’est que depuis quatre à six mois qu’il a cessé de renchérir.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

grande distribution
Suivi
Suivre

Pas étonnant que le consommateur soit dérouté et qu’il n’ait plus conscience, en poussant son caddy, des enjeux économiques et sociaux prioritaires des activités qui lui permettent de le remplir…

A l’heure où Flodor ferme ses portes et où les producteurs de tomates perdent la maîtrise du Cabanon, il n’ose s’avouer quelles marques (ou non-marques) trônent dans ses placards.