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Epicerie fine Parquest et Bettina Aurbach réveillent Albert Ménès

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La maison d’épicerie fine presque centenaire Albert Ménès vit depuis 18 mois une profonde transformation : nouveaux produits, collections éphémères, nouvelle identité visuelle. La PME veut retrouver le chemin de la croissance sous l’impulsion du fonds Parquest et la nouvelle directrice générale Bettina Aurbach.

Un vent de nouveauté souffle chez Albert Ménès. La marque, qui fêtera ses 100 ans en 2021, a changé de propriétaire il y a 18 mois lorsque la famille Hervey s’en est séparée. C’est désormais le fonds multisectoriel Parquest qui est aux commandes aux côtés des managers qui ont participé à l’acquisition. « Nous avons la volonté de développer fortement Albert Ménès en France et à l’étranger, en travaillant à la fois sur la marque et sur l’innovation », explique Bettina Aurbach, la directrice générale, une ancienne de chez Danone.

Parmi les derniers chantiers, citons la refonte de l’identité visuelle de la marque, et surtout le travail sur la gamme de produits. « Nous lançons 40 nouveaux produits en 2018, sur un catalogue qui en compte 350, et nous proposons cette année notre première collection de Noël », poursuit la dirigeante. Il s’agit d’une collection éphémère de « mets d’exception » qui restera en rayon deux mois : foie gras, miels, confitures, mélange pour vin chaud ou encore mini-pains d’épices. Certains produits de la gamme Albert Ménès sont confectionnés en interne comme les confitures en Provence, ou les bouquets garnis, une spécialité de la maison, tandis que les autres sont confiés à des partenaires.

Diversifier les sources de revenus

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Pour redonner de l’intérêt à la marque chez les consommateurs, Albert Ménès va accompagner ces nouveaux produits dans les magasins et grâce à une campagne digitale. La maison Ménès s’est ainsi dotée de son propre site marchand, et s’intéresse au digital. Les sites de courses alimentaires tels que Quitoque et Frichti (qui vient de lancer cette offre en plus de la restauration) proposent déjà au coup par coup des produits Albert Ménès. D’ici cinq ans, Bettina Aurbach prévoit que la distribution de ses produits via le digital pourrait représenter 5 à 10 % des ventes.

Pour l’instant, le chiffre d’affaires, qui est stagnant depuis une dizaine d’années selon Bettina Aurbach, devrait atteindre 21 millions d’euros en 2018. Il est fait pour l’essentiel avec la grande distribution. La marque est présente dans toutes les enseignes françaises, mais seulement dans les magasins fréquentés par une clientèle en adéquation avec les produits d’épicerie fine. À côté des grandes surfaces, l’idée est de diversifier les sources de revenus, en ciblant l’export. « Nous commençons nos exportations vers l’Allemagne et Hong Kong cette année », précise la DG, qui estime les ventes internationales à un million d’euros aujourd’hui. Autre canal de diversification : l’hôtellerie haut de gamme, mais aussi les cadeaux d’affaires qui sont lancés à partir de ce mois de septembre.