Nicolas Sarkozy et Christian Jacob se sont déclarés opposés à la revente à perte par les distributeurs dans l’application des accords Sarkozy. Christian Jacob a également annoncé qu’il veillera à ce que les baisses de prix programmées par ces accords ne se fassent pas au détriment des agriculteurs.
Nicolas Sarkozy, qui recevait le 6 septembre les distributeurs et les industriels pour un « point d’étape » sur les accords de baisse des prix du 17 juin (baisse de 2% en moyenne sur les produits de grandes marques), a rassuré le président de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania), Jean-René Buisson, en lui donnant l’assurance que les « baisses sauvages » seront sanctionnées. Le ministre des Finances a pressé les industriels d’accélerer et amplifier les baisses de prix mais dans le respect des règles de la loi Galland contre la revente à perte. Ces propos ont rassuré l’Ania, inquiète de voir Leclerc et Intermarché annoncer des baisses des prix supérieures à celles acceptées par les industriels, ce qui techniquement constitue une revente à perte, condamnable au pénal.
« Le ministre a dit qu’il n’accepterait plus que les distributeurs vendent à perte et qu’il mettrait en place les sanctions nécessaires. Il a obtenu que Leclerc n’applique pas des baisses uniformes de 2%, ni qu’Intermarché applique des baisses encore plus importantes », s’est réjoui M. Buisson.
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« Pas question d’autoriser la vente à perte », a déclaré à son tour, dans le journal Le Parisien du 7 septembre, le ministre des PME Christian Jacob qui s’oppose à une réforme de la loi Galland sur ce point, estimant que les « opérations de dumping sur les prix (...) seraient fatales aux PME et aux producteurs agricoles ».
« Je souhaite aider Nicolas Sarkozy dans cette affaire, mais je suis attentif à ce que la pression sur les prix ne se fasse pas au détriment des petites entreprises et des producteurs agricoles en situation de fragilité », a déclaré le ministre des PME . Il a ajouté : « Tant que les industriels et les enseignes de la grande distribution négocient entre eux à armes égales, pas de problème. Mais il n’est pas question qu’ils fassent porter l’essentiel des efforts sur les autres acteurs économiques ».