« Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation », lance Henri Brichart, le président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), suite à l’annonce de Nicolas Sarkozy d’obliger par la loi la filière laitière à contractualiser dès 2010. « Cette contractualisation ne pourra pas fonctionner si on ne donne pas le temps aux acteurs de la filière pour la préparer et aux producteurs de s’organiser », ajoute-t-il. Finaliser un dispositif permettant aux producteurs de bénéficier de garde-fous d’ici deux mois lui semble irréaliste. D’autant que pour le syndicaliste, il faut renforcer juridiquement l’interprofession dont le rôle est majeur dans cette nouvelle donne laitière. « Sans volonté politique », il ne se passera rien. « La puissance publique doit jouer un rôle dans cette nouvelle relation entre les producteurs de lait et leurs transformateurs », veut croire Henri Brichart. Un président peu enthousiaste à l’évocation de Bruno Le Maire : « J’ai le sentiment que le ministre s’est quelque peu joué de nous, la FNPL », dit-il, faisant référence à l’épisode de la grève du lait. Au chapitre du prix du lait 2010, rien de plus simple, sur le papier : l’accord du 3 juin 2009, tant décrié, s’appliquera à la hausse pour le premier trimestre 2010. Encore faut-il que les transformateurs le respectent.
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