Abonné

Japon Pas de mesures d’urgence aux frontières de l’UE à l’endroit des produits nippons

- - 3 min

La Commission européenne n’envisageait pas le 23 mars de nouvelles mesures de précaution sur les importations de produits en provenance du Japon, au-delà de sa recommandation du 15 mars demandant aux Etats membres d’intensifier les contrôles. C’est ce qu’a indiqué le porte-parole du commissaire responsable de la santé, John Dalli, en réponse à la demande de la France d’imposer un « contrôle systématique » sur les importations de produits frais en provenance du Japon aux frontières de l’UE.

A l’occasion d’une réunion d’experts nucléaires européens, le 23 mars, la Commission a souligné qu’à l’heure actuelle, aucun risque de contamination ne pesait directement sur l’UE, que ce soit via le nuage radioactif ou les importations de produits alimentaires. « La France a demandé le 22 mars à la Commission européenne un schéma de contrôle européen harmonisé et donc la mise en place de contrôles systématiques sur les produits frais aux frontières de l’UE », a indiqué le 22 mars le ministère français de l’agriculture jugeant, un embargo « pas fondé à ce stade ». Le 15 mars, la Commission avait envoyé une recommandation aux Vingt-sept via le système d’alerte rapide pour la nourriture et les aliments pour animaux (RASFF), les encourageant à intensifier les contrôles sur les produits importés du Japon. Certains Etats membres, comme la France, effectuent déjà des contrôles systématiques à la lumière du règlement du Conseil fixant les niveaux maximaux admissibles après un accident nucléaire.

Contrôles tous azimuts au Japon
Le 23 mars, près de deux semaines après l’accident nucléaire de Fukushima dans l’une des premières régions agricoles du Japon, des taux de radioactivité anormalement élevés ont conduit les autorités à interdire la consommation de légumes et de lait et à renforcer les contrôles. Les autorités nipponnes ont également ordonné l’interdiction du lait cru et de légumes provenant de trois autres préfectures tandis que les tests vont être étendus à dix autres préfectures, dont certaines proches de Tokyo. Pour des experts, plus de 20 ans après l’accident de Tchernobyl, la seule hausse détectable du nombre de cancers a été celui de la thyroïde, constatée chez des personnes, qui, enfants ou adolescents, avaient consommé du lait contaminé à l’iode radioactif et provenant d’un vaste rayon autour de la centrale. L’iode radioactif contamine le lait 12 heures après l’ingestion par les vaches d’herbe contaminée, selon ces experts. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) souligne que « la consommation de produits alimentaires contaminés peut accroître les risques sanitaires associés à l’exposition et par exemple accroître ultérieurement la prévalence de certains cancers ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre