«Je peux voir des signes positifs dans les propositions pour les produits sensibles (…) mais il y a d’autres domaines où nous sommes plus déçus », a déclaré le 25 mai Mariann Fischer Boel, commentant le projet de compromis révisé soumis par le médiateur de l’OMC pour l’agriculture, Crawford Falconer. « Nous voulons un équilibre raisonnable (…) et je ne vois pas vraiment l’équilibre pour l’instant. Rien ne peut arriver sur l’agriculture sauf si nous voyons qu’il est possible de parvenir à un compromis équilibré », a ajouté la commissaire européenne qui participait à une réunion informelle des ministres de l’agriculture de l’UE à Maribor, en Slovénie.
De source communautaire, on précise que la formule proposée pour les produits sensibles permettrait d’appliquer de moindres réductions des droits de douane à 4% ou 6% des produits moyennant l’ouverture de quotas d’importation pour des lignes tarifaires très précises, ce qui pourrait, par exemple, être le cas pour la viande bovine de haute qualité d’une part et pour la viande bovine de basse qualité d’autre part. Autres points positifs, selon cette source : la formulation de la boîte verte pour les soutiens internes, qui assurerait la compatibilité du bilan de santé de la Pac » ainsi que l’option du maintien de la « sauvegarde spéciale » pour 1,5% des produits qui protégerait contre les hausses brutales des importations les secteurs du sucre, du poulet ou de la viande bovine.
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La même source relève, en revanche, des points négatifs comme l’érosion des préférences commerciales accordées à certains partenaires de l’UE. Mais, surtout, constate-t-elle, il est difficile de dire dans quelle mesure le projet révisé de M. Falconer est équilibré, puisque, si le niveau d’ambition est clairement défini pour les réductions des tarifs douaniers, il n’en va pas de même pour les soutiens internes, ceux des Etats-Unis entre autres. De même, ajoute-t-elle, les propositions pour les produits industriels restent assez floues, et il n’est donc pas possible de dire s’il y a équilibre entre les négociations sur ce secteur et celles sur l’agriculture.