Sauf coup de théâtre, la Commission Barroso II entrera en fonction le 10 février, après avoir reçu la veille la bénédiction du Parlement européen. Mariann Fischer Boel cédera alors le portefeuille de l’agriculture et du développement rural à Dacian Ciolos. La Danoise, souvent assimilée à un épouvantail libéral, a beaucoup réformé, mais – du moins le confie-t-elle au moment de quitter Bruxelles – s’est toujours battue pour que la politique agricole européenne reste commune. En d’autres termes, pour éviter que celle-ci ne soit « fragmentée », c’est-à-dire tributaire de cofinancements nationaux. Nul doute que son successeur, ressortissant d’un nouvel Etat membre qui ne roule pas sur l’or, aura à cœur de résister, au moins dans un premier temps, à une telle tentation. Même si sa motivation est très différente de celle de son prédécesseur. L’ancien ministre roumain de l’agriculture devra en tout cas rentrer rapidement dans le vif du sujet – et commencer à se positionner. Le prochain Conseil des ministres sera consacré à une contribution de la présidence espagnole de l’UE qui ouvrira le débat sur les mesures de gestion du marché dans la Pac après 2013. Il sera aussi l’occasion pour le nouveau commissaire européen d’être confronté à sa première crise nationale, celle que connaissent aujourd’hui les agriculteurs grecs. Des idées et des réalités qui ne pourront que nourrir sa réflexion sur l’avenir de la Pac, dossier phare de son mandat.
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