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Banane Pays d’Europe et ACP plaident l’aspect social de leur activité

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Réunis le 30 avril à Paris, les ministres de l’Agriculture et les représentants de pays d’Europe et des ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique), ont défendu les avantages sociaux et territoriaux de la production de bananes, face à la banane-dollar.

Les ministres de l’Agriculture et les représentants du Cameroun, de Chypre, de la Côte d’Ivoire, de l’Espagne, de la France, du Ghana, de la Grèce, de la Jamaïque, de Madagascar, du Portugal, de la République dominicaine et du Surinam se sont réunis, afin d’échanger leurs vues sur le régime européen d’importation de bananes. Étaient présents également les représentants d’un certain nombre de régions productrices communautaires, tels que les Canaries, la Guadeloupe, Madère et la Martinique ainsi que des représentants des producteurs.

Ils ont défendu l’importance sociale, économique, environnementale et territoriale, du maintien de la production de bananes et du maintien du traitement préférentiel dont bénéficient les pays ACP, face à la banane-dollar. Ils tiennent à ce que la banane fasse l’objet d’un traitement particulier dans les discussions à l’OMC, « et qu’en aucun cas la banane ne soit soumise au statut de “produit tropical” ».

Négocier à l’OMC : oui, mais…

Les représentants gouvernementaux ont tenu à un accord global fixant un droit de douane définitif pour solde de tout compte aussi proche que possible du niveau actuel de 176 €/tonne, au terme d’une période de transition d’au moins 8 ans.

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Ils ont plaidé pour la stabilisation du régime d’importation communautaire sur des bases maintenant « la pérennité de la production dans toutes les zones productrices UE et ACP ». De ce point de vue, « toute nouvelle réduction du droit de douane, à l’OMC ou dans le cadre d’accords bilatéraux, serait de nature à altérer cet équilibre et pourrait amener les pays ACP à s’interroger sur l’intérêt de poursuivre la négociation à l’OMC ».

Éric de Lucy, président de l’UGPBAN (Union des groupements de planteurs de bananes de Guadeloupe et Martinique), a souligné que les importations de bananes-dollar ont augmenté de 16 % depuis 2006, montrant que « les droits de douanes ne les gênent pas beaucoup ». Il a fait part de « l’écœurement des producteurs européens et ACP face au capitalisme sauvage » et de son incompréhension de voir l’OMC faire « peu de cas de l’éthique et de l’équité ».