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Négociations internationales Pays développés et émergents veulent conclure le cycle de Doha en 2010

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Les leaders du G-8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Italie, Japon, Russie) et du G-5 (Brésil, Chine, Inde, Mexique, Afrique du Sud) se sont engagés le 9 juillet à L’Aquila, en Italie, avec leurs homologues australien, indonésien et coréen, à « parvenir à une conclusion ambitieuse et équilibrée du cycle de Doha en 2010, conforme à son mandat, sur la base des progrès déjà réalisés, y compris pour ce qui est des modalités ». « Afin de combler les écarts restants dans les négociations le plus tôt possible », ils ont donné instruction à leurs ministres du commerce « d’explorer immédiatement toutes les voies possibles pour progresser au sein de l’OMC et de se réunir avant le sommet de Pittsburgh », aux Etats-Unis, où se retrouveront les 24 et 25 septembre les pays industrialisés et émergents du G-20. Cette déclaration conjointe a été qualifiée de « succès extraordinaire » par le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, qui préside le G-8.

Les soutiens publics à l’agriculture ont représenté 21 % des recettes brutes du secteur dans les pays de l’OCDE en 2008, soit 5 % de moins qu’en 2006, du fait, essentiellement, de la forte hausse des prix du marché enregistrée l’année dernière, selon un récent rapport de l’organisation internationale. Dans le cas de l’UE, le niveau du soutien constaté est de 102,9 milliards d’euros, en augmentation de 4,3 % sur 2007, mais en dessous des 104,4 milliards enregistrés en 2006.

Baisse inévitable des subventions qui faussent les échanges
Dans son rapport, l’OCDE décrit le bilan de santé de la Pac comme une étape supplémentaire sur la voie du découplage entre le soutien et la production. Elle appelle les pays développés à reconsidérer leur soutien à l’agriculture dans le contexte actuel de crise financière et de concentrer leurs dépenses sur des objectifs économiques, sociaux et écologiques, tels que la gestion des risques et les programmes environnementaux. Selon elle, les pressions sur les finances publiques rendent inévitable une réduction des subventions qui faussent les échanges. L’OCDE chiffre à 1 % des recettes agricoles brutes le soutien au producteur en Nouvelle-Zélande pour 2008, 6 % en Australie, 10 % aux Etats-Unis, 13 % au Mexique, 18 % au Canada, 25 % en Turquie, 27 % dans l’UE, 49 % au Japon, 58 % en Islande, 60 % en Suisse, 61 % en Corée et 62 % en Norvège.

Washington et Bruxelles décidés à régler leurs différents bilatéraux
Fort du compromis intervenu le 13 mai dernier sur le bœuf aux hormones, le représentant américain pour le commerce, Ron Kirk, et son homologue de la Commission européenne, Catherine Ashton, ont convenu, lors d’une réunion le 13 juillet à Washington, d’accélérer les discussions pour régler les différends bilatéraux entre l’UE et les Etats-Unis. Ces négociations portent notamment sur le régime communautaire d’importation de bananes, dossier également traité avec d’autres partenaires de l’OMC, mais aussi sur les mesures d’urgence européennes imposant que toutes les livraisons américaines de riz à grains longs soit testées avant d’entrer dans l’UE pour détecter des traces éventuelles de riz génétiquement modifiés approuvé outre-Atlantique et non dans l’Union. Les deux parties feront en septembre le point sur les progrès réalisés par leurs experts.

Etats-Unis : pas de paiement contre-cyclique 2008 pour le blé, l’orge et l’avoine
Le secrétaire américain à l’agriculture, Tom Vilsack, a annoncé le 13 juillet qu’aucun paiement contre-cyclique final ne sera accordé pour 2008 aux producteurs de blé, orge et avoine, les prix s’étant situés bien en dessus des niveaux qui déclenchent l’octroi de ces aides. Le Farm Bill de 2008 prévoit un paiement contre-cyclique partiel 180 jours après le début de la campagne. Celui-ci n’avait pas été versé, les marchés des céréales en question étant soutenus. Le paiement contre-cyclique est égal à la différence entre le prix d’objectif de chaque produit, qui est précisé dans la loi agricole de 2008, et un prix effectif, lorsque le premier est supérieur au second. Le prix effectif inclut les paiements directs aux exploitants.

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