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Pensez l’innovation autrement

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L’événement Food4Sight a réuni les acteurs de l’agroalimentaire des Pays de Loire autour des nouvelles méthodologies d’innovation. Le concept de recherche de ressources à l’extérieur pour dynamiser la R&D est ressortie sous différentes formes dans plusieurs ateliers et interventions.

C’est à Nantes, au Village by CA – Atlantique Vendée, que s’est tenue la première édition de l’événement Food4Sight. Voulue par la commission innovation de la structure régionale Cap Aliment, cette journée autour des nouvelles méthodes d’innovation a réuni 107 participants. Structures d’enseignement, organismes de recherche et entreprises agroalimentaires étaient présents à parts égales pour participer aux ateliers et assister aux interventions. Lors de cette journée, il est a été question à de nombreuses reprises de recherche de ressources nouvelles pour aborder l’innovation différemment. « Je pense qu’il y a un constat général que l’on ne peut pas avoir toutes les bonnes réponses tout seul », analyse Raphael. H Cohen, directeur de la spécialisation Entrepreneurial Leadership du eMBA de l’Université de Genève. Ces nouvelles ressources peuvent se trouver au sein de l’entreprise. C’est ce qu’a démontré l’un des ateliers menés selon le mode du world café. Les participants se sont pliés au jeu de prendre chacun l’identité d’une fonction différente dans l’entreprise et d’échanger sur le thème de l’innovation.

Des facilitateurs d’innovation

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Un second groupe était chargé de trier les différents concepts qui ressortaient. Cette recherche de ressource en interne a ensuite été illustrée par l’intervention de Clémentine Babonneau qui travaille au sein du Lab de Fleury-Michon. « Quand nous avons démarré il y a deux ans, nous avions une feuille blanche. Nous nous sommes interrogés sur comment faire pour que l’innovation appartienne à tout le monde dans l’entreprise. C’est ce qui nous poussé à mettre en place “les amis du Lab” », explique-t-elle. Ce groupe est constitué de salariés, allant de l’ingénieur au contrôleur de gestion, en passant par le marketing. Ils consacrent 20 à 40 % de leurs temps de travail aux réflexions du Lab. « Ceux-ci sont ensuite des facilitateurs pour répandre l’innovation dans l’entreprise », ajoute Clémentine Babonneau. Elle explique que si la première promotion des « amis du Lab » a été désignée volontaire, dès le deuxième recrutement, d’autres salariés ont répondu à l’appel à candidature. Un point sur lequel Raphael H. Cohen a insisté. « Il a été beaucoup question de l’implication des salariés durant la journée de l’innovation comme vecteur de développement des entreprises. Mais il ne faut pas oublier qu’elle dynamise également la carrière des innovateurs chez leur employeur », ajoute-t-il.

Au-delà des ressources internes, un deuxième atelier proposait d’aller chercher des sources d’inspiration externes via un Living Lab. Cette technique consiste à mener les réflexions d’innovations directement avec le consommateur. « Il y a une vraie puissance de créativité quand la recherche est portée par l’usager avec une diversité de parties prenantes autour de la table », affirme Stéphanie Douillard, anthropoloque sociale. « C’est un travail d’intelligence collective. C’est une très bonne stratégie pour aller chercher de l’information », commente Raphael H. Cohen.