Les industriels n’avaient rien demandé de tel, mais Coop de France en avait lancé l’idée devant le Premier ministre : voici que 18 mois plus tard le Partenariat national en faveur des IAA est bouclé. Nicolas Forissier, qui a beaucoup écouté, y avait mis son point d’honneur. Le résultat, un foisonnement d’outils nouveaux ou rebaptisés tels, quelques lignes budgétaires améliorées, consolidées ou sauvées du risque ambiant de passer à la trappe, des pistes à creuser encore, quand les études annoncées auront abouti… Tout cela est bon à prendre, pense-t-on frileusement puisque le pire pour la première industrie française eut été de se faire oublier en haut lieu à force d’avoir été laissée en friche trop longtemps.
L’effort est louable, surtout quand il porte sur des points aussi peu spectaculaires que la revalorisation des BTS, la lutte contre les excès de la réglementation sanitaire ou des cahiers des charges de la distribution.
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Sa pérennité, en revanche, n’est pas assurée : on se félicite que l’actuel Premier ministre ait donné un accord de principe pour une enveloppe exceptionnelle de 150 millions d’ici à 2007 ; on ne sait ce qu’en feront les successeurs en l’absence toujours d’instance interministérielle de coordination et de suivi. L’une d’elle, le Conseil supérieur des exportations agroalimentaires (CSEAA), reste dans les limbes, or c’est à lui de définir une politique en la matière, nous dit-on. De même, on ignore où s’élabore la stratégie concertée de recherche pour l’agroalimentaire avec la programmation à long terme qui lui est nécessaire…