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Spiritueux/Résultat Pernod Ricard démarre très bien son exercice

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Le groupe Pernod Ricard a annoncé un chiffre d’affaires trimestriel en hausse de 6 %, à près de 2 milliards d’euros, sur les trois premiers mois de son nouvel exercice, tiré par les ventes dans les pays émergents, alors que la France est à la traîne.
Compte tenu de ce résultat, le groupe se fixe pour objectif une croissance interne de son résultat opérationnel courant 2011/2012 « proche de +6 % ». Le groupe mise également sur la poursuite de son désendettement, avec une dette nette ramenée à quatre années d’excédent brut d’exploitation (Ebitda) en fin d’exercice, au 30 juin 2012. A fin juin 2011, le groupe supportait un peu plus de 9 Mds EUR de dette.
Ce « très bon début d’année », selon le groupe résulte d’« une forte croissance des marchés émergents (+20 %), une croissance modérée des marchés matures (+5 %) tandis que les marques stratégiques tirent toujours la croissance du groupe (+14 %) », résume Gilles Bogaert, directeur général adjoint finances. Sur ces quatorze principales marques, huit affichent des croissances à deux chiffres comme les whiskies The Glenlivet (+42 %) et Jameson (+29 %) ou le cognac Martell (+25 %). L’Asie et le reste du monde continuent de tirer les résultats du groupe. La plupart des marchés ont connu une forte croissance : +25 % en Chine, +29 % en Inde, +10 % au Japon où la situation revient à la normale. L’Amérique connaît aussi une forte croissance (+14 %) tandis qu’en Europe la croissance est plus modérée (+3 %). La France est en revanche en recul (-1 %) en raison d’une météo estivale défavorable pour les anis et de « conflits commerciaux » avec certains distributeurs « pour défendre nos marges et améliorer nos prix », a expliqué M. Bogaert.
La hausse des taxes sur les spiritueux, attendue pour le 1er janvier, devrait entraîner un 2e trimestre « très fort », selon le dirigeant, car les clients vont vouloir acheter avant cette hausse. Les ventes au 3e trimestre devraient en revanche retomber. L’impact de cette hausse de 14 % qui sera soumise au Parlement devrait surtout se faire ressentir sur l’exercice 2012-2013. Les conséquences sur le résultat opérationnel du groupe sont estimées entre 15 et 25 M EUR, selon le groupe.

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