En dépit de la « solide croissance du premier semestre 2019/20 », comme l’a qualifiée le p.-d.g. Alexandre Ricard, le groupe Pernod Ricard a revu à la baisse ses prévisions de croissance organique du résultat opérationnel courant (ROC) pour l’ensemble de l’exercice en cours (clos le 30 juin). Outre un environnement géopolitique particulièrement incertain, le groupe met en avant l’épidémie de coronavirus. « Prenant comme hypothèse un impact très significatif du COVID-19, principalement sur le troisième trimestre, nous anticipons à ce stade une croissance interne du résultat opérationnel courant pour l’exercice 2019/20 entre +2 % et +4 % ». En octobre lors de la publication du chiffre d’affaires du premier trimestre, Alexandre Ricard avait confirmé l’objectif de croissance interne du ROC de 5 % à 7 %, pour 2019/2020.
Les analystes de Moody’s ont en effet souligné le risque que représentait le coronavirus pour les fabricants d’alcools mondiaux alors que la Chine représente 26 % de la consommation mondiale d’alcool en volume. Mais si la crise du coronavirus ressemble à celle du SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère, une pneumonie atypique) en 2003, "la réduction des gains des entreprises sera probablement significative mais aussi très brève", indiquent-ils dans une note.
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Sinon, au premier semestre, le numéro deux mondial des spiritueux a enregistré une croissance interne de 4,3 % du ROC, à 1,78 Mrd€ (+8,1 % en publié), pour un chiffre d’affaires de 5,47 Mrd€, reflétant une croissance interne de 2,7 % (+5,6 %). Ces performances, supérieures aux attentes des analystes, tiennent notamment à la bonne dynamique des marques stratégiques internationales, à laquelle s’ajoute un effet prix de 2 %, mais aussi à un bond en avant de 11 % en Chine (après une base de comparaison élevée de +28 % au 1er semestre 18/19).