Le malheur des uns fait parfois le bonheur des autres, mais c'est là loin d'être la règle. Lors de la récente épidémie de peste aviaire aux Pays-Bas, certains avaient pu penser que les éleveurs et transformateurs français, en surproduction, trouveraient là un débouché tout cuit. Il n'en fut rien. La maladie qui sévit actuellement en Asie, fera-t-elle, pour sa part, l'affaire des Européens, qui voient se développer d'un fort mauvais œil la concurrence thaïlandaise sur leur territoire ? Il est encore trop tôt pour le dire. Toujours est-il que la Thaïlande a fait récemment état de la perte de 850 000 volailles depuis le mois de novembre dernier, et de la poursuite des abattages dans trois provinces sensibles. A quelque chose malheur est bon pourtant, puisque le premier exportateur de poulets d'Asie, pas toujours très regardant aux normes de qualité, a, semble-t-il, fortement renforcé les contrôles sanitaires dans ses élevages. Une mesure qui bénéficiera, espère-t-on, à ses consommateurs locaux, qui ont droit, eux aussi, aux mêmes garanties de qualité et de sécurité, que les consommateurs plus lointains.