Alors que de nouveaux foyers de peste porcine africaine ont récemment été découverts dans l’ouest de l’Allemagne et le nord de l’Italie (deux régions jusqu’à présent épargnées), la commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides a, une nouvelle fois, appelé les États membres à la vigilance, lors de la réunion des ministres de l’Agriculture des Vingt-sept le 13 juin à Luxembourg. « Ces cas sont apparus dans des zones inattendues du fait de facteurs humains », a-t-elle indiqué, leur rappelant la nécessité d’élargir au maximum les campagnes de sensibilisation et de ne pas se contenter des parties prenantes habituelles (vétérinaires, agriculteurs…) . Le virus a entraîné la mort ou l’abattage de 780 000 porcs dans l’UE en 2021. Et le développement d’un éventuel vaccin peine à aboutir, compte tenu de la complexité du virus.
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La plupart des ministres de l’Agriculture ont exprimé leur soutien aux actions menées par la Commission européenne notamment pour la mise au point d’un vaccin, « absolument essentiel » pour la Belgique. Beaucoup de ministres ont également insisté sur la régulation des populations de sanglier, vecteur du virus. Certains, la Bulgarie notamment, demandent à la Commission de rendre possible l’exportation de viande de porc à partir de territoires où la maladie n’est présente que chez les sangliers.
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Une conférence ministérielle (à laquelle seront à la fois conviés les ministres de l’Agriculture et de l’Environnement) sur la question de la peste porcine africaine serait organisée le 27 septembre en partenariat avec la présidence tchèque du Conseil de l’UE.