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Peste porcine africaine : Paris et Rome renforcent leur coopération

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Alors que la peste porcine africaine (PPA) est présente dans le nord de l’Italie, à 55 km de la frontière avec la France, les ministères de l’Agriculture des deux côtés des Alpes vont « amplifier [leur] coopération », annoncent-ils dans un communiqué commun le 30 juin. Dans le détail, Paris et Rome mettent en place un « groupe de contact technique » qui leur permettra de « réaliser la coopération opérationnelle pour les zones frontalières ». Cette instance aura aussi vocation à « travailler sur des stratégies communes, notamment sur la gestion des populations de sangliers et la surveillance dans la faune sauvage ». Par ailleurs, ce « groupe de contact » devra aussi « organiser les échanges d’informations entre les différents niveaux régionaux et nationaux ». Fin mai, le Breton Jeff Trébaol, président de la section porcine du FMSE (fonds sanitaire professionnel), indiquait que les autorités italiennes étaient « débordées », en raison d’un manque de moyens financiers et humains, ainsi que d’un problème de gouvernance, entre les instances nationales et régionales.

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La France est toujours indemne de PPA. Mais l’Italie compte 667 foyers en faune sauvage et quatre en élevages (depuis le 1er janvier 2023), répartis dans trois zones : Piémont et Ligurie (nord-ouest, depuis janvier 2022), Latium (près de Rome, mai 2022), Calabre et Campanie (sud, mai 2023). D’après la plateforme Épidémiosurveillance en santé animale (ESA), dix-neuf pays européens (au sens géographique) sont touchés. Dernier en date : la Croatie, où les sept premiers cas en élevage ont été détectés, fin juin, « au sud-est du pays à la frontière avec la Bosnie-Herzégovine et à proximité de la Serbie », selon le bulletin hebdomadaire de la plateforme ESA.

Vers des « stratégies communes » sur la gestion des sangliers