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Santé Pesticides, antibiotiques, nouveaux pathogènes, les priorités de Bruxelles

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Le commissaire européen à la santé compte lancer dans les prochains mois des discussions sur le renforcement des mesures de lutte contre les nouveaux pathogènes des végétaux, la révision de la législation sur l'utilisation durable des pesticides et l'amélioration du plan de lutte contre la résistance aux antibiotiques.

Dans une lettre adressée le 13 mai aux ministres de l'agriculture des Vingt-huit, le commissaire européen à la Santé Vytenis Andriukaitis présente son programme de travail pour les mois à venir. Il prévoit notamment un renforcement des outils européens dans le domaine de la santé des plantes pour répondre de manière plus rapide et plus efficace aux attaques de nouveaux agents pathogènes auxquelles est exposé le territoire de l'UE en lien avec « le niveau croissant du commerce mondial et les risques liés au changement climatique », comme en témoigne la récente découverte de la bactérie Xyllela fastidiosa dans le Sud de l'Italie (1).

Il annonce vouloir engager avec les États membres une discussion sur la conformité des importations de produits alimentaires en provenance de pays tiers dès que la nouvelle réglementation en cours de négociation sur les contrôles officiels aura été adoptée (2). « Nous ne pouvons accepter une situation où des produits non conformes et moins chers en provenance de pays tiers nuisent au niveau de protection et à la confiance des consommateurs et aux entreprises respectueuses de la législation européenne », affirme le commissaire.

Révision de la législation sur les pesticides

De plus, pour compléter les initiatives récentes sur les médicaments vétérinaires et les aliments médicamenteux, il propose de réexaminer le plan d'action actuel pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens (3). Une évaluation du dispositif en place sera menée cette année afin de présenter de nouvelles mesures pour le rendre plus ambitieux. Vytenis Andriukaitis fait également le point sur le dossier des perturbateurs endocriniens. Bruxelles prépare des propositions pour définir ces substances (4). L'objectif est de terminer l'étude d'impact – « complexe », précise-t-il – d'ici la fin de 2016. Et d'indiquer : « Je suis déterminé à assurer la pleine transparence du processus et une vaste consultation de toutes les parties prenantes ». Un travail qui sera mené en parallèle à des discussions plus larges sur une utilisation plus durable des produits phytopharmaceutiques, avec notamment la révision de la législation actuelle sur les pesticides. Il veut parvenir à faire correctement appliquer le cadre juridique en place. Cette lettre prévient les ministres que l'une des initiatives majeures des prochains mois sera le bilan de santé de la « législation alimentaire générale ». Une « occasion en or » de moderniser l'approche européenne « de la fourche à la fourchette ». Enfin, concernant la proposition de nouvelle législation sur les semences, que la Commission européenne a retirée, le commissaire se contente de sonder les ministres sur la nécessité (ou non) de présenter un nouveau texte.

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(1) Voir même numéro

(2) Voir n° 3476 du 22/12/2015

(3) Voir n° 3495 du 04/05/2015

(4) Voir n° 3481 du 26/01/2015