La méthodologie actuelle d’évaluation des risques des pesticides pour les oiseaux et les mammifères qui y sont exposés dans l’UE n’est pas suffisamment protectrice envers les chauves-souris, estime l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) dans un avis du 29 juillet. Il est nécessaire d’élaborer un système d’évaluation des risques spécifique pour les chauves-souris, d’autant plus qu’elles aident à réguler les populations d’arthropodes, y compris les espèces nuisibles, recommandent les experts de l’Efsa. Ce système devrait mettre l’accent sur : l’exposition orale par les résidus dans les insectes et par la toilette des chauves-souris ; l’exposition cutanée ; et l’exposition des petits par le lait. En outre, note l’Efsa dans son avis, les chauves-souris présentent des caractéristiques uniques, comme l’écholocalisation et la torpeur, qui peuvent être affectées par l’exposition aux pesticides et qui ne sont pas couvertes par les paramètres actuellement retenus pour l’évaluation des risques chez les mammifères sauvages.
En 2013, l’Efsa a publié des lignes directrices pour mieux prendre en compte les risques liés à l’utilisation de produits phytosanitaires pour les abeilles mais les États membres ne les ont pas adoptées dans leur intégralité se contentant, après de longues discussions, d’intégrer uniquement l’évaluation des risques aigus (1).
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
(1) voir n° 3702 du 22/07/2019