Suite au retrait de la proposition de règlement sur l’utilisation durable des pesticides (SUR) sous la précédente mandature, la Commission européenne va se concentrer sur l’application de la directive SUD. « C’est le seul outil entre nos mains pour avancer et ce sera notre boussole », a indiqué Maria Pilar Aguar Fernandez, directrice en charge des audits sur l’alimentation à la DG Santé lors d’un événement organisé le 4 mars au Parlement européen par les ONG Pesticide Action Network Europe, les Amis de la Terre et EFFAT (syndicat de l’agroalimentaire). Elle a précisé que la Commission européenne allait relancer le « groupe de travail SUD » pour identifier des domaines dans lesquels il est possible d’avancer en particulier l’application correcte par les États membres des obligations concernant la lutte intégrée contre les ravageurs. « Le problème de cette directive SUD c’est qu’elle est très mal mise en œuvre par les États membres », a convenu Martin Dermine de PAN Europe. Sur la question du biocontrôle, la représentante de la DG Santé a rappelé l’engagement de l’exécutif européen à présenter, en 2025, un texte pour accélérer le déploiement de ces outils alternatifs avec une définition de ces molécules ainsi que des dispositions pour faciliter leur arrivée sur le marché européen. Mais elle se dit bien consciente qu’il n’y a « pas de solution magique, et que remplacer une molécule par une autre ne suffira pas ». Et de conclure : « Cela demandera des changements beaucoup plus systémiques ».
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