L’Anses a présenté, le 3 décembre, les résultats de sa campagne nationale de mesure des PFAS dans l’eau potable menée en 2023-2025. L’agence sanitaire a quantifié de l’acide trifluoroacétique (TFA) dans 92 % des échantillons d’eau distribuée, et dans 92 % des échantillons d’eau brute. La concentration moyenne de TFA est de 1,10 μg par litre d’eau distribuée (1,15 μg/L pour les eaux brutes), avec une concentration maximale de 25 μg par litre (20 μg/L pour les eaux brutes). Autrement dit, cette valeur maximale est inférieure à la valeur sanitaire indicative de 60 μg/L, retenue par le ministère de la Santé dans une instruction de février 2025. Pour l’Anses, cela confirme que le TFA doit être intégré dans la « surveillance pérenne » des eaux, comme elle l’avait recommandé dans son avis sur les PFAS présenté le 21 octobre.
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Le TFA fait partie des PFAS à chaîne ultra-courte, c’est-à-dire composé de deux ou trois atomes de carbone. Il peut résulter d’activités industrielles qui l’utilisent ou le synthétisent, de la dégradation de pesticides et de médicaments, ou encore de dépôts atmosphériques, a exposé Xavier Dauchy, représentant du laboratoire d’hydrologie de Nancy, lors d’un brief à la presse. « C’est compliqué d’identifier, pour le TFA, la part des contributions relatives de chaque apport potentiel », a-il ajouté.
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En plus du TFA, l’Anses a identifié une contamination « significative » d’un autre PFAS à chaîne ultra-courte : l’acide trifluorométhanesulfonique (TFMSA), présent dans 13 % des échantillons d’eau distribuée. « On sait qu’il doit y avoir des applications pour de la synthèse ou en tant que catalyseur. Est-ce que c’est aussi un métabolite, ou un produit de dégradation de certains précurseurs ? C’est trop tôt à mon avis pour le dire », a indiqué Xavier Dauchy.
LM