À l’occasion des Rencontres phytosanitaires le 6 novembre à Bergerac, la DGAL (ministère de l’Agriculture) a défendu le maintien de la partition géographique « nord-sud » du territoire métropolitain au titre de la fixation des limites maximales de résidus (LMR) des pesticides – la France est déjà intégralement dans la zone sud au titre des autorisations de mise sur le marché (AMM). Plusieurs organisations professionnelles des filières fruits et légumes ont demandé ces derniers mois que la France soit reclassée dans une seule zone pour favoriser les autorisations de pesticides, auxquelles renoncent parfois les firmes face à des coûts importants au regard de l’étroitesse des marchés potentiels en fruits et légumes. L’administration a répondu avoir conduit une analyse, en l’état actuel de la réglementation européenne, des coûts et opportunités de passer à un zonage unique, aboutissant à une balance négative pour les filières prises dans leur ensemble. La partition actuelle, « ce n’est pas si pénalisant que ça », a expliqué Florence Gerault, experte résidus de la DGAL. En substance, le passage de tout le territoire en zone sud occasionnerait des coûts supplémentaires pour les cultures actuellement en zone nord (betterave, endives…), qui devraient alors fournir de nouvelles données à l’administration.
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Lors de ce même évènement, la DGAL a également fait le point sur la réglementation de protection des pollinisateurs, durcie depuis le nouvel arrêté de 2021 qui couvre désormais toutes les familles chimiques. Un cadre réglementaire est « en cours d’élaboration » pour conduire des expérimentations visant à « adapter les plages horaires » de pulvérisation grâce à l’usage d’OAD ou d’autres technologies.