L’association des accidentés de la vie (FNATH) affirme voir « chaque jour monter l’inquiétude liée à l’utilisation massive des pesticides tant dans le milieu agricole que chez les autres professionnels exposés et les particuliers », dans un communiqué le 7 juin. Elle estime que les pesticides pourraient constituer un « nouveau drame de l’amiante » si l’État ne prend pas « dès à présent les mesures nécessaires ». Parmi ses revendications, la FNATH demande « une extension » des distances minimales d’épandage des produits phytosanitaires, sans préciser la distance souhaitée.
Pour rappel, les zones de non-traitement (ZNT) à respecter jusqu’à un lieu d’habitation sont fixées à 5 mètres ou 10 mètres selon les cultures, à 10 m par défaut pour les produits suspectés d’être cancérigènes, mutagènes, ou reprotoxiques (CMR2), et à 20 m pour les substances les plus préoccupantes. En janvier, l’association Générations futures réclamait « un élargissement important des zones de non-traitement actuelles jusqu’à au moins 150 mètres ». Concernant les ZNT, la FNATH souhaite « la fin des multiples dérogations accordées depuis 2020 », faisant référence aux chartes de bon voisinage permettant de réduire les distances. En début d’année, Générations futures affirmait avoir engagé « 43 contentieux » contre des chartes.
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La FNATH demande enfin « de maintenir l’objectif de réduction de 50 % de l’utilisation de pesticides dans l’UE d’ici à 2030 », qui devait figurer dans le projet de règlement européen finalement abandonné. Elle va même plus loin en demandant « une Europe 100 % agroécologique sans pesticides d’ici 2050, et 25 % d’ici 2030 ».