« Des pesticides sont présents dans l’air sur l’ensemble du territoire » français, affirme Atmo France dans un communiqué publié le 30 mars, au lancement de sa nouvelle carte « nationale » des pesticides dans l’air. Baptisé PhytAtmo Dataviz, l’outil de datavisualisation présente les données 2022-2023 et « sera mis à jour chaque année ». Il permet de faire « des comparaisons nationales, à année identique, pour des substances communes, y compris dans les DROM ». Pour l’année 2023, il fait apparaître que, sur 72 substances actives recherchées, « environ un tiers est détecté et une sur huit est quantifiée, avec des niveaux variables selon les territoires et les périodes d’usage ». « Les bilans sur les mesures de pesticides dans l’air sur les années 2022 et 2023 viennent confirmer les principaux résultats décrits dans le rapport du LCSQA (NDLR : Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air) », souligne Atmo France.
Parmi les principales substances actives autorisées les plus quantifiées en 2022-2023 figurent le folpel, le fluopyram et le prosulfocarbe, selon un tableau de bord représentant des jauges. Parmi les substances interdites figure le lindane, insecticide interdit depuis 1998 mais à forte rémanence, qui a été quantifié « dans 61 % des prélèvements sur 2022-2023 ». « Ces informations ne constituent pas une évaluation sanitaire, mais apportent des repères […], dans un contexte où il n’existe pas de valeurs réglementaires pour les pesticides dans l’air », rappelle l’Atmo.
Le glyphosate a aussi été identifié, bien qu’à des niveaux « très faibles » car inférieurs à 0,1ng/m3), mais sur une autre période. « Cela s’étale entre 2018 et 2021 », car le glyphosate n’est pas mesuré chaque année, « du fait d’un équipement très spécifique partagé entre les associations agréées de surveillance de la qualité de l’air ».
LM