Dans un avis publié le 16 avril à l’issue d’une autosaisine lancée il y a un an, l’Anses conclut que les nanoparticules (__SWYP_INC__100 nanomètres) sont bel et bien présentes dans les produits phytosanitaires, principalement via les coformulants.
Cependant, les analyses en laboratoire montrent qu’il est difficile de quantifier les proportions. De plus, les particules pouvant changer de forme durant l’utilisation (par dilution ou poudrage), les résultats des analyses sur les produits tels que commercialisés « ne sont pas considérés extrapolables » aux produits tels qu’utilisés ou à leurs résidus.
Par conséquent, « il existe une incertitude forte sur la connaissance des expositions des personnes et des écosystèmes et des dangers liés à ces nanoparticules », poursuit l’Anses.
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Comme « mesures de gestion », l’agence sanitaire recommande de « réduire au minimum l’exposition à la source », autrement dit en supprimant ou diminuant l’exposition. Il convient notamment « d’informer les metteurs en marché afin qu’ils utilisent des coformulants qui contiennent le moins de nanos possible », souligne l’Anses auprès d’Agra Presse. En cas d’exposition, il faut mettre œuvre des mesures de protection collective (ventilation) et individuelles (EPI) le cas échéant. Des « bonnes pratiques » basées sur les dossiers nanomatériaux de l’INRS.
D’autre part, l’Anses préconise de recourir au test de « granulométrie » en vigueur pour les substances chimiques, dans le règlement REACH, pour mieux caractériser la taille des particules dans les essais à fournir par les firmes, dans le cadre du règlement sur les phytos. Enfin, l’agence recommande de mesurer la distribution de la taille des particules dans les substances actives (lire notre enquête).