La Commission européenne envisage de proposer de ne pas renouveler l’autorisation de mise sur le marché du chlorpyrifos, un insecticide utilisé pour la culture des fruits et légumes et que plusieurs études scientifiques considèrent comme un perturbateur endocrinien (une augmentation de la fréquence de l’autisme et de lésions cérébrales précoces chez des enfants exposés au chlorpyrifos avant et après la naissance a été constatée). Cette molécule dispose d’une autorisation, qui a déjà été prolongée, jusqu’au 31 janvier 2020. Vingt États membres autorisent son utilisation (dont la France, l’Italie et l’Espagne mais pas l’Allemagne). Les résidus de chlorpyrifos font partie de ceux le plus fréquemment retrouvés par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) dans le cadre de son rapport annuel sur les résidus pesticides. Il fait actuellement l’objet d’une évaluation scientifique menée par l’Efsa dans le cadre de sa demande de réautorisation. Évaluation qui devrait se révéler négative.
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Les ministres de l’agriculture de l'UE ont par ailleurs soutenu, le 18 juin à Luxembourg, la proposition visant à mettre à jour les limites maximales de résidus pour trois pesticides : l’ester méthylique de l’acide 2,5-dichlorobenzoïque, le mandipropamid et le profoxydim