Dans une résolution adoptée le 18 octobre (par 349 voix contre 275 et 14 abstentions), le Parlement européen demande à la Commission européenne de retirer sa décision visant à prolonger l’autorisation d’un grand nombre de produits phytosanitaires dont l’hydroxy-8-quinoléine, le chlorotoluron, le difénoconazole, le dicamba, le chlorméquat ou encore le chlorotoluron. La Commission n’a pas justifié ces prolongations, se contentant d’affirmer que « l’évaluation de ces substances actives ayant été retardée pour des raisons indépendantes de la volonté des demandeurs, il apparaît que les approbations de ces substances actives expireront avant l’adoption d’une décision de renouvellement ». Par exemple, la période d’approbation du difénoconazole a déjà été prolongée trois fois d’une année. Pour le Parlement européen, la Commission et les États membres ont la responsabilité d’agir conformément au principe de précaution lorsque la possibilité d’effets nocifs sur la santé a été détectée mais que l’incertitude scientifique demeure. Nombre des substances incriminées avaient déjà fait l’objet, en 2020, d’une objection du Parlement européen.
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