À l’initiative du Portugal, la plupart des ministres de l’Agriculture de l’UE, réunis le 10 décembre à Bruxelles, ont demandé à la Commission européenne de présenter, sans délai, des orientations claires et une proposition sur l’utilisation de drones pour l’application de produits phytopharmaceutiques, y compris des procédures d’évaluation et de gestion des risques. « Avec les aléas climatiques qui se multiplient c’est une solution pour améliorer notre productivité tout en préservant l’environnement », assure le ministre portugais José Manuel Fernandes. Certains, comme la France, préviennent, toutefois, qu’il faudra bien encadrer cette pratique afin qu’elle réponde aux objectifs de la directive sur l’utilisation durable des pesticides.
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Mais le commissaire européen à la santé, Olivér Varhelyi, avertit qu’il s’agit là d’un « sujet très sensible ». D’autant que le règlement sur l’utilisation durable des pesticides qui devait se pencher sur la question a été retiré par la Commission européenne faute de soutien au Parlement européen et au Conseil de l’UE. "Lors des négociations, infructueuses, sur ce texte, nous avons constaté qu’il y avait des difficultés à trouver un terrain d’entente sur cette question des drones », rappelle Olivér Varhelyi. Il assure que la Commission réfléchit à trouver une solution. Mais en attendant, il invite donc les États membres à recourir aux dérogations permises par la législation en place. Plusieurs pays (France, Luxembourg…) ont déjà lancé des expérimentations profitant de ces dérogations.