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Pesticides : les ministres de l’Agriculture craignent pour la capacité de l’UE à lutter contre de nouveaux parasites

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Les ministres de l’Agriculture de plusieurs pays de l’UE ont une nouvelle fois critiqué, lors de leur réunion le 25 avril à Luxembourg, la proposition de règlement sur l’utilisation durable des pesticides qui vise à réduire de 50 % leur utilisation d’ici à 2030. Leur angle d’attaque cette fois : le risque que l’UE ne puisse plus maintenir « un statut phytosanitaire adéquat ». Dans un document faisant part de ces préoccupations présentées par la Lettonie et soutenu par la Bulgarie, la Hongrie, la Lituanie, la Pologne, la Roumanie, la République tchèque et la Slovaquie, ces pays demandent à la Commission européenne que les objectifs de réduction des produits phytopharmaceutiques n’interfèrent pas avec la capacité des États membres à éradiquer de nouveaux organismes nuisibles ni avec celle des exportateurs à se conformer aux exigences du commerce international. Et plusieurs autres ministres de l’Agriculture y ont apporté leur soutien (Autriche, Italie, Estonie, Portugal, Chypre…). Seuls la France, l’Espagne, les Pays-Bas et l’Allemagne ne se sont pas joints au concert de critiques adressé à la Commission européenne et ont salué le fait que les discussions sur le règlement se poursuivent au sein du groupe du Conseil en attendant que Bruxelles finalise l’évaluation d’impact complémentaire demandée par les Vingt-sept.

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Il ne s’agira pas d’une étude d’impact mais « d’informations complémentaires pour aider le travail des États membres », a tempéré la commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides, le 24 avril lors d’une audition au Parlement européen. Et le lendemain devant les ministres, elle a indiqué que les inquiétudes des États membres sur le statut sanitaire de l’UE avaient été prises en compte dans le projet de règlement (avec des possibilités de dérogations notamment) et que le sujet pourrait être rediscuté au cours des négociations interinstitutionnelles « pour avancer sur des solutions pragmatiques ».