L’eurodéputée centriste Ulrike Muller et huit autres élus de son groupe politique (Dacian Ciolos, Irène Tolleret…) demandent dans une lettre adressée le 7 juin à la Commission européenne d’améliorer « considérablement le système d’approbation et d’autorisation » des solutions de rechange des pesticides de synthèse « afin de faciliter la mise sur le marché de substances sur lesquelles les agriculteurs européens comptent pour relever les défis auxquels ils sont confrontés en raison du changement climatique et des exigences légales toujours plus strictes ». Les élus plaident pour une procédure accélérée pour accélérer les approbations des agents de lutte biologique. Mais ils demandent aussi à Bruxelles de s’attaquer au manque de mise en œuvre du système de reconnaissance mutuelle entre les États membres pour ces molécules. Le processus d’approbation et d’autorisation dure en moyenne 7 à 8 ans dans l’UE, contre 2 à 3 ans sur d’autres marchés (États-Unis, Brésil, Chine), écrivent-ils. Les ministres de l’Agriculture de l’UE se sont récemment penchés sur l’idée d’introduire une législation européenne harmonisée encadrant la mise sur marché d’organismes invertébrés (insectes, champignons…) comme agents de biocontrôle. Mais ils sont apparus divisés.
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