Fixer des engagements ambitieux de réduction de l’utilisation des pesticides, assurer l’application des mesures de lutte intégrée ou sortir progressivement des paiements à l’hectare. Telles sont les principales recommandations (publiées le 14 janvier) de l’association PAN Europe pour la vision de l’UE en matière d’agriculture et d’alimentation que la Commission européenne doit présenter le 19 février. Se fondant sur les conclusions du Dialogue stratégique sur l’avenir de l’agriculture européenne, l’ONG demande à Bruxelles de fixer des objectifs et des délais de réduction ambitieux en commençant par une interdiction immédiate des pesticides les plus toxiques (candidats à la substitution, perturbateurs endocriniens, neurotoxiques, PFAS, toxiques pour les abeilles…). Concernant les aides de la Pac, elle estime qu’il est « essentiel de supprimer progressivement les paiements directs basés sur la surface » pour les remplacer par des soutiens basés sur les résultats lorsqu’ils prennent des mesures qui vont au-delà de la législation européenne – par exemple sur la réduction effective des pesticides ou les services écosystémiques. Et de prévenir qu’aucun fonds public ne devrait être dépensé pour des pratiques nuisibles au climat, à l’environnement et à la biodiversité.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Lire aussi : Vision de l’agriculture : les lobbys agricoles de l’UE dévoilent des pistes
PAN Europe rappelle également que tous les agriculteurs devraient avoir accès à des systèmes de conseil indépendants sur la lutte intégrée – une obligation de la directive sur les pesticides qui n’est pas correctement mise en œuvre, voire pas du tout, par les États membres. L’association insiste également sur le fait que les exportations de pesticides interdits dans l’UE devraient être immédiatement arrêtées. Enfin, elle souhaite que les citoyens aient un accès facile aux données numériques sur l’utilisation des pesticides « au niveau du produit ainsi qu’à l’échelle des exploitations ».