L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a donné, en connaissance de cause, son feu vert au cours des quinze dernières années à une douzaine de pesticides soupçonnés cancérigènes, dénonce dans un rapport publié le 7 juin, à l’occasion de la Journée mondiale de la sûreté alimentaire, le réseau Pesticide Action Network (PAN Europe). PAN Europe, qui a examiné la documentation de l’Efsa, estime que « l’agence a négligé les preuves du risque et a contourné la loi pour autoriser » ces substances actives (hydrazide maléique, Buprofezine, Aniline entre autres). Selon PAN Europe, « les tests de laboratoire commandés par l’agence ont montré que les sous-produits de ces substances provoquaient des dommages génétiques pouvant entraîner des cancers et d’autres dommages. Mais, fait inhabituel, l’agence a bloqué les tests finaux sur les animaux et a déclaré que ces pesticides étaient sans danger », faisant valoir que de faibles doses étaient acceptables. Pour l’ONG, ces décisions sont le fait de conflits d’intérêts au sein des comités d’experts. Le rapport affirme notamment que, dans ces groupes de travail, siègent de nombreux experts représentant l’ILSI, un institut financé et piloté par de grands groupes comme BASF, Monsanto ou Syngenta.
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