La présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet (Renaissance) a dénoncé le comportement de Phyteis (fabricants de pesticides, ex-UIPP) à qui elle reproche d’avoir « manqué au code de conduite de l’Assemblée nationale », a rapporté l’AFP le 3 juillet. Yaël Braun-Pivet a « mis en demeure » Phyteis le 30 juin, lui demandant « de respecter les obligations déontologiques auxquelles les représentants d’intérêts sont assujettis ».
Cette mise en demeure intervient à la suite d’un signalement de Dominique Potier, député PS de Meurthe-et-Moselle, et de quatre associations. Le déontologue de l’Assemblée nationale Jean-Éric Gicquel a estimé que Phyteis « avait manqué de prudence et de rigueur dans ses contacts avec les députés », selon la présidence de l’Assemblée. Cette dernière ajoute que Phyteis « avait indiqué à des députés que 2 700 emplois directs et 1 000 emplois indirects étaient menacés par l’interdiction […] de produire, de stocker et de faire circuler en France, à compter du 1er janvier 2022, des pesticides contenant des substances interdites dans l’UE ».
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Mais le déontologue « a constaté que Phyteis n’avait pas été en mesure d’expliquer de manière objective et chiffrée la méthodologie utilisée ». De son côté, le groupe d’intérêt « réaffirme son engagement inconditionnel aux obligations déontologiques […] et conteste fermement toute allégation de négligence volontaire ».