Le président de l’association Phyto-victimes Antoine Lambert déplore le « parcours du combattant » des victimes de pesticides malgré la création, en 2020, du fonds d’indemnisation des victimes de pesticides (FIVP) censé faciliter leurs démarches. Dans un communiqué le 24 mars, il raconte comment sa propre demande de reconnaissance de cancer du sang au FIVP, en 2021, a été déboutée par plusieurs instances bien que respectant « toutes les conditions prévues » dans le tableau de maladie professionnelle n°19 (hémopathie provoquée par le benzène). Le FIVP a fini par lui donner raison « après un an et demi » de procédures, au lieu du délai de quatre mois prévu par le fonctionnement du fonds. « Il est totalement inadmissible de laisser les assurés aller devant les tribunaux alors qu’ils devraient bénéficier de la présomption d’imputabilité du tableau de maladie professionnelle », s’indigne Antoine Lambert, se faisant le porte-parole de toutes les victimes « dans la même situation » mais « isolées et sans avocat ».
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Le président de Phyto-Victimes dénonce aussi l’absence de « délai maximum » entre l’envoi du certificat de consolidation et la convocation par la caisse de sécurité sociale, ce qui aboutit parfois à une longue attente pour être indemnisé. Il prend en exemple un agriculteur souffrant de la maladie de Parkinson. « Sa pathologie est reconnue comme maladie professionnelle depuis 2016. Il attend toujours son indemnisation depuis sept ans », s’insurge Antoine Lambert: « Nous appelons les pouvoirs publics à prendre la mesure de la situation et à légiférer pour que les organismes de sécurité sociale respectent simplement les droits de leurs assurés ».