Selon un rapport publié par Pesticides Action Network sur les méthodes d’évaluation des risques des pesticides, publié en collaboration avec Générations Futures, « 11 méthodes d’évaluation des risques des pesticides sur 12 ont été développées et promues par l’industrie ». « Problème : des effets délétères observés dans des tests sur des animaux peuvent être ignorés avec ces méthodes », dit le communiqué daté du 6 février, en donnant des exemples : « des tumeurs sur animaux peuvent être considérées comme “non pertinentes pour l’homme” ou des résidus de pesticides dangereux dans l’eau peuvent être classés comme “acceptables” ». Les deux ONG dénoncent le fait que « l’industrie, notamment l’International Life Sciences Institutes (ILSI), a non seulement conçu ces méthodes mais est également parvenue à infiltrer, dans 75 % des cas étudiés dans ce rapport, les panels d’experts comme ceux de Efsa et de l’OMS pour que leurs méthodes soient adoptées ». Elles demandent à l’OMS, à Bruxelles et à l’Efsa de « faire évaluer toutes les méthodes d’évaluation actuelles par des scientifiques indépendants reconnus et spécialisés dans ce domaine ».
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