D’après un article scientifique à paraître en février dans le journal Ecological Economics, les maraîchers français qui écoulent une partie de leur production en direct, en plus de vendre en circuit long, réduisent de 72 % leur utilisation de pesticides de synthèse par rapport à ceux qui commercialisent exclusivement en circuit long. Cette baisse d’utilisation des phytos passe à 49 % chez les maraîchers qui font de la vente directe et écoulent une partie de leur production en circuits courts, c’est-à-dire via un seul intermédiaire. En revanche, les chercheurs de l’Inrae et du Cirad n’ont pas observé de baisse significative de l’utilisation de pesticides chez les producteurs commercialisant en circuits courts et longs, autrement dit chez ceux qui ne font pas du tout de vente directe. Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs se sont appuyés sur le recensement agricole de 2020, ainsi que sur l’enquête nationale sur les pratiques phytosanitaires des maraîchers menée en 2018. Ils ont aussi utilisé un « modèle économétrique » (modèle d’effet de traitement endogène multinomial) qui permet de contrôler les effets de biais, comme l’effet du bio sur l’indicateur de la fréquence de traitement (IFT), a indiqué l’un des auteurs Pierre Chiaverina à Agra Presse.
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