«Il y a une similarité évidente entre les questions des pesticides néonicotinoïdes et l’affaire de la viande de cheval », a estimé Bernard Fau, avocat spécialiste des questions de santé et qui défend l’Unaf, l’union de l’apiculture française. « L’une des failles majeures du système dans l’affaire de la viande, c’est que tout repose sur un système déclaratif », a-t-il expliqué le 12 février. Pour l’obtention d’autorisations de mise sur le marché de pesticides comme pour la commercialisation de viande, les déclarations des entreprises sont censées être « sincères ». Il poursuit : « Dans une vision libérale, c’est le seul système qui est admissible et pour l’autorité publique, c’est le seul qui est viable économiquement. Elle n’a pas les moyens d’organiser elle-même les contrôles scientifiques sur chacun des produits mis sur le marché. » Mais « lorsqu’un scandale survient, alors, à grand renfort de fonds public (et pour un seul produit phyto particulier), le ministère effectue les contrôles qui auraient dû être réalisés par le fabricant. » Pour Bernard Fau, le problème se perpétue, puisque les sanctions ne sont ensuite pas prises.
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