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Petits ruminants : la Conf’ appelle l’État à mieux se préparer aux maladies

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Le 26 mai, dans un contexte d’épizooties en Europe du sud-est, la Confédération paysanne a appelé l’État à « permettre aux éleveurs [français] de se prémunir » face à trois maladies touchant les petits ruminants. Il s’agit de la clavelée ovine (et variole caprine), de la peste des petits ruminants et de la fièvre aphteuse. Avec plus de 1 200 cas depuis le 1er juillet 2025 (selon la plateforme ESA), la Grèce fait face à une flambée de clavelée, étendue à plusieurs pays des Balkans. La fièvre aphteuse sévit sur les îles de Chypre et de Lesbos, tandis que la peste des petits ruminants est présente en Albanie, en Croatie et au Kosovo.

Dans un communiqué, la Conf’ réclame un « accès préventif aux vaccins », une « formation de vétérinaires et des éleveurs », ainsi qu’« une information transparente et accessible sur ces maladies par les services déconcentrés de l’État ». Relevant que « le commerce d’animaux vivants est le principal vecteur de propagation », la Conf’ exige des « contrôles renforcés à l’import ». Chaque année, les fêtes religieuses du printemps (Pâques, Aïd-el-Kébir) donnent lieu à des importations d’animaux vivants, en provenance notamment des pays actuellement touchés (Grèce, Roumanie, etc.). Ces échanges sont actuellement interdits en raison des maladies, mais « ces règles sont insuffisamment contrôlées et très souvent enfreintes », avance la Conf’.

Enfin, le syndicat demande « le déclassement » de ces maladies de catégorie A (éradication obligatoire et immédiate), notant que, « en Grèce, 500 000 ovins ont déjà été abattus en raison de l’épidémie de clavelée ». Pour rappel, la Coordination rurale réclame la vaccination contre la clavelée, tandis que la FNO exige un « plan national d’anticipation et de prévention » contre ces maladies.

YG

« Accès préventif aux vaccins » et « contrôles renforcés à l’import »