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Peureux à l’assaut du grand public avec ses Griottines

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Alcools > Fondée en 1864, la distillerie Peureux souhaite, sous l’impulsion de son actionnaire Didot Bottin, prendre de l’ampleur en augmentant ses volumes de vente. Une ambition qui passe par la grande distribution, un marché où Peureux veut se renforcer.

Depuis qu’elle s’est adossée au groupe Didot Bottin, qui détient 86 % de la Compagnie de Fougerolles, holding des distilleries Peureux et Gauthier, Peureux n’a eu de cesse d’optimiser sa commercialisation en se dotant de marques, et en recherchant de nouveaux débouchés, en particulier dans la grande distribution. L’entreprise a rassemblé ses produits sous une, puis deux marques phare. La première, Griottines, a été lancée en 1985 auprès des professionnels de la gastronomie. Elle est consacrée aux griottes macérées dans de l’eau de vie de cerises et vendues comme des ingrédients à incorporer à des recettes. La seconde marque, la Cigogne, a été créée en 1990 et aussitôt lancée dans les grandes surfaces. Elle rassemble les eaux de vie de fruits de la distillerie, au premier rang desquelles la mirabelle et la poire. Depuis lors, les cerises Griottines ont été identifiées comme étant commercialisables auprès du grand public ; ce qui est chose faite depuis novembre dernier. Implantées au rayon des alcools forts, non loin de leurs cousines de La Cigogne, elles ont vocation à être consommées seules ou sous forme d’ingrédients. L’objectif est de faire de Griottines une marque ombrelle, qui couvrira plusieurs déclinaisons de plusieurs savoir-faire.

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Nouvelle stratégie

« Nous voulons faire croître rapidement la notoriété de la marque Griottines, en reproduisant la dynamique qu’elle connaît auprès des restaurateurs», insiste Bernard Baud, directeur général de Peureux. Le chiffre d’affaires de l’entreprise, qui atteint 20 millions d’euros, est partagé entre la France, où 60 % des ventes sont réalisées, et les pays étrangers. Dans l’Hexagone, 65 % des ventes sont enregistrées auprès d’industriels, 20 % auprès de grossistes et d’artisans et 15 % dans les grandes surfaces. Une tendance que Bernard Baud souhaiterait voir évoluer : « Ce lancement est le point de départ d’une nouvelle stratégie qui vise notre développement en grandes surfaces» . Dix millions d’euros ont été injectés dans le site de production, mais c’est la commercialisation des produits qui va désormais occuper toutes les énergies.