La grippe aviaire qui occupait toutes les «Une» en octobre s’était un peu fait oublier. A force d’expliquer que seuls étaient menacés les professionnels en contact avec les animaux vivants, l’émotion du public a pu retomber. De fait, le marché de la volaille a cessé de chuter et le consommateur a sacrifié à la tradition au moment des fêtes, permettant au niveau des ventes de retrouver presque son niveau normal. Mais rien ne va plus aujourd’hui depuis que le mal a fait ses premières victimes aux portes de l’Europe. Difficile alors, étant donné le matraquage de dépêches sur le sujet de faire entendre raison au chaland. Rien de tel aussi pour que la demande s’effondre à nouveau -près de 25% de baisse dès la deuxième semaine de janvier- que d’entendre les autorités publiques faire assaut de déclarations à tous niveaux et annoncer un renforcement des mesures de précaution. Maigre consolation pour la filière, le ministre français de l’Agriculture promet une aide de 6 millions d’euros qu’il lui faudra habilement ventiler entre les éleveurs et les industriels sans oublier de poursuivre la campagne de communication visant à rassurer le consommateur. L’annonce, auparavant, par Dominique de Villepin d’une extension à 58 départements de l’obligation de confiner les élevages avait surtout fait grincer des dents. La filière des produits sous labels ne comprend plus, la mesure est injuste à ses yeux, et ne peut être que politique, car au plan technique elle leur paraît totalement inadaptée, inutile, excessive et plus à même d’inquiéter que de rassurer. La peur mauvaise conseillère?

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