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Philippe Mangin : aux coopératives de fixer leurs prix en commun

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A l’orée de négociations plutôt rudes entre fournisseurs et distributeurs, Philippe Mangin, président de Coop de France, estime que les prix en grande distribution et les « tarifs proposés par les coopératives resteront en hausse par rapport à l’an dernier, en raison du décalage d’environ six mois entre l’achat de matières premières par les industries et la vente des produits en grande distribution, ce que Michel-Edouard Leclerc ne peut pas ignorer ». Pour le co-président des Centres Leclerc, la hausse moyenne des tarifs proposés par les industriels s’élève à 6 %, et il entend, après négociations, la limiter à 2 %. « Le contexte permet à la grande distribution d’être encore plus violente avec ses fournisseurs, mais c’est la pire des solutions, écrit Philippe Mangin dans un communiqué.

« Outre les hausses de matières premières, nous subissons une vraie chute de la consommation, de l’ordre de 10 % dans la viande, par exemple, les produits laitiers sont pour la première fois en négatif depuis 15 ans. Certains parmi nos dirigeants de coopératives ont prévu du chômage technique dans les usines agroalimentaires après la fin de l’année, ce qui n’était jamais arrivé ».

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Le président Mangin appelle d’ailleurs la distribution « à mettre en place les moyens de conforter et de relancer la consommation », afin d’enrayer la crise, et réfléchit à de nouveaux moyens de régulation des volumes et des prix, notamment par la création d’unions de coopératives, fixant leurs prix en commun, comme c’est le cas pour quatre d’entre elles en Alsace.