Abonné

Philippe Mangin : « non au tout export »

- - 2 min

« L’avenir de la filière bovine ne passe pas par le tout export. L’export c’est un débouché aléatoire, cyclique et très compliqué. Ce serait une erreur de tout miser là-dessus », a déclaré à la presse Philippe Mangin, président de Coop de France, la veille de l’assemblée du Sniv-SNCP.
Réagissant aux attaques répétées du ministre de l’Agriculture contre son organisation et contre les industriels de la viande qui refusent toujours de participer au GIE Export, il a invoqué pour justifier leur réticence « le risque réel d’assécher les outils industriels français ». Les abattoirs français sont actuellement en manque d’approvisionnement de l’ordre de 10% en volume, mais ce n’est qu’une moyenne et certains en manquent bien davantage « au moment où leur situation financière n’est pas bonne », a-t-il souligné. Une telle situation pourrait à terme conduire la France à exporter du vif pour importer de la viande (allemande par exemple) afin de satisfaire la consommation intérieure, ce qui ne ferait qu’accentuer une tendance déjà bien trop présente chez les distributeurs.
Le président de Coop de France a appelé le ministre « à être plus mesuré dans ses propos », jugeant ses attaques « déplacées » à l’encontre des opérateurs, coopératifs et privés, qui précisément ont les structures ad hoc et assurent l’essentiel de l’exportation. Pour Philippe Mangin, il est « exclu de confier nos produits à un tel GIE dont il nous faut vérifier qu’il ne vienne pas nuire à ceux qui exportent déjà ». En revanche il pourrait « adhérer à une démarche commune de promotion et de veille dans les pays cibles, comme cela se fait avec France export céréales, par exemple ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.