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«Le traitement de la fiscalité des coopératives est discutable car il date de 1947 et n’est pas lié à la conjoncture », indique Philippe Mangin, président de Coop de France.
A l’époque, ces aménagements fiscaux en faveur de la coopération agricole visaient à ce que les agriculteurs s’organisent et trouvent des moyens pour attribuer et partager les réserves financières des coopératives. Pour l’heure, Philippe Mangin explique qu’il n’y a pas d’inquiétudes à avoir sur la remise en cause de la fiscalité des coopératives. « Certains parlementaires remettent régulièrement le sujet de la fiscalité des coopératives sur la table, en arguant des distorsions de concurrence vis-à-vis des autres formes d’entreprises », souligne Philipe Mangin. Mais une étude commandée par Coop de France auprès de Price Waterhouse Coopers (PWC), un cabinet extérieur, sur la fiscalité
des coopératives montre que le régime est adapté à la forme de ces entreprises. Il ressort de cette étude que le fort taux de redistribution des résultats des coopératives envers leurs adhérents et que l’importance des investissements économiques réalisés pour assurer la proximité et la durabilité du développement des coopératives en zone rurale justifiaient ce régime fiscal.
« Au final, l’étude démontre que le traitement fiscal des coopératives n’est pas distorsif », indique Philippe Mangin. Cependant, ce dernier milite en faveur d’une amélioration de la fiscalité des entreprises agricoles et coopératives pour faire progresser
la compétitivité de ces secteurs face à la concurrence internationale. D’ailleurs, il se déclare lui aussi en faveur d’une remise à plat de la fiscalité française sur l’agriculture afin que les producteurs puissent mieux faire face aux variations des cours et donc de leurs revenus.
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