«Il ne faut pas espérer une sortie de crise identique à ce que nous avons connu, a expliqué Philippe Mangin, président de Coop de France, le 3 novembre, à l’occasion d’une conférence de presse préalable au congrès de l’organisation. Or c’est ce qu’on est en train de nous promettre ». Pour le responsable, le discours de « surenchère avec des promesses intenables » qui prévaut n’alerte pas les agriculteurs sur la réalité de la situation. Selon lui, il est impératif de « donner plus de moyens aux agriculteurs pour s’organiser mieux », notamment en disant « courageusement » ce qu’est une organisation de producteurs et en confirmant la nécessité du transfert de propriété. Philippe Mangin souhaite également qu’un « plan d’épargne professionnel agricole » fiscalement incitatif soit mis en place. Autant de mesures qui pourraient trouver leur place dans la loi de modernisation agricole. Mais « je crains que ces questions n’y soient pas traitées », a précisé le responsable.
« La préférence communautaire, la régulation, c’est possible, entendent les agriculteurs », a déploré le président de Coop de France, soulignant les contraintes que font peser l’OMC sur la politique agricole européenne.
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