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Photovoltaïque : le dossier des terres agricoles sera traité par le Premier ministre

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La question du photovoltaïque sur les terres agricoles sera traitée par le Premier ministre, a indiqué le cabinet de Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, le 3 novembre à l’occasion de la présentation à la presse d’un plan d’action visant à accélérer le développement de cette énergie renouvelable. Le ministère de la Transition écologique (MTE) « travaillera sur le sujet avec Matignon, et des annonces seront faites à la fin de l’année », a précisé un membre du cabinet. On imagine que le ministère de l’Agriculture sera lui aussi associé au travail interministériel, commente-t-on chez Enerplan, syndicat de l’énergie solaire renouvelable.

De son côté, le syndicat Jeunes Agriculteurs a confirmé son opposition aux installations au sol, sachant que 20 000 ha de terres agricoles sont ainsi couverts, et que la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) prévoit 27 000 ha de plus en 2028, selon les JA. Dans une des dix mesures du plan d’actions pour accélérer le développement du photovoltaïque, le MTE indique qu’une étude « approfondie » pour mieux « quantifier l’impact des installations photovoltaïques sur l’artificialisation des sols et la biodiversité » sera lancée début 2022 par les services de l’État et ses opérateurs.

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La puissance installée en photovoltaïque en France dépasse désormais 12 gigawatts (GW), mais pour tenir les objectifs de la PPE, « elle devra être multipliée par trois dans les sept prochaines années », justifie le MTE. Il rappelle que le plafond de puissance permettant de bénéficier d’un tarif d’achat sans appel d’offres pour les projets sur bâtiment a été multiplié par cinq. L’arrêté publié par Barbara Pompili le 6 octobre a rehaussé ce plafond de 100 à 500 kW. « Ce nouvel arrêté est déjà un succès : en moins d’un mois, près de 5 000 demandes ont été déposées », ajoute le MTE.

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