L’entreprise commerciale Physcience, spécialisée dans les compléments alimentaires, vient de prendre dans son capital un investisseur qui devrait lui donner les moyens de ses ambitions. Le spécialiste des compléments souhaite faire partie des leaders sur tous les segments des compléments, et développer son exportation. En 2003, il devrait réaliser 26,3 millions d’euros de chiffre d’affaires.
L’entreprise de compléments alimentaires Physcience, qui a dix ans, vient d’accueillir dans son capital le fonds britannique Langholm. Cette prise de participation, qui s’est faite par LBO, se monte à 85%, les 15% restants demeurant entre les mains des actionnaires historiques. « A l’heure où des acteurs majeurs, comme l’association L’Oréal et Nestlé ou encore de grands laboratoires pharmaceutiques, qui rachètent des marques de nutrition, sont en train d’apparaître, Physcience veut continuer à prendre de l’importance », explique Isabelle Pacchioni, co-fondatrice. L’entreprise fait fabriquer tous ses produits à façon par des entreprises agroalimentaires ou pharmaceutiques, se chargeant de la recherche et de la commercialisation. Elle vient de se doter d’un réseau de commerciaux spécialisés dans les pharmacies, où elle devrait réaliser 60% de son chiffre d’affaires en 2003, le reste étant vendu en parapharmacies. Physcience ne souhaite pas vendre ses produits en grandes surfaces, car, pour ses dirigeants, les compléments alimentaires doivent être vendus avec le conseil d’un pharmacien.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
De grandes espérances
Pour sa recherche, l’entreprise souhaite favoriser trois segments: la minceur, la féminité (ménopause principalement) et la cosmétique orale. Elle se donne trois ans pour se hisser parmi les trois leaders de chacun des seize segments du marché (toniques, peau, minceur, etc…). Pour ce faire, elle souhaite accroître le rythme de ses innovations et intensifier sa promotion. Enfin, Physcience veut développer son exportation en Europe du Sud dans un premier temps. Elle est à la recherche de partenaires locaux, laboratoires ou des prescripteurs. L’Allemagne et la Suisse seront ses prochaines cibles. En ce qui concerne la réglementation, la France est très stricte et la loi encadre de très près le secteur des compléments alimentaires, en limitant le nombre de substances utilisables. Aux yeux de l’entreprise, le poids de la réglementation provoque des difficultés pour l’exportation, mais « évite les abus que l’on peut voir dans des pays plus libéraux comme les Etats-Unis ». La réglementation européenne va s’harmoniser en 2006 et pour la France cela devrait mener à un assouplissement.