Malgré la décision, le 3 juin, de la cour d’appel des États-Unis pour le neuvième circuit – une Cour fédérale couvrant tous les États de l’ouest du pays – d’annuler les autorisations accordées à la commercialisation de l’herbicide dicamba (à Bayer, BASF et Corteva), l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a annoncé le 8 juin qu’elle autorisera l’utilisation de cette molécule jusqu’au 31 juillet. L’objectif est de permettre aux producteurs, alors qu’environ 24 millions d’hectares de coton et de soja tolérants au dicamba devaient être plantés en 2020, de traiter leurs cultures avec les stocks dont ils disposaient le 3 juin 2020, date d’entrée en vigueur de la décision de justice. Selon la Cour fédérale, l’EPA ne s’était pas conformée à la loi fédérale sur l’évaluation des risques des pesticides au moment d’accorder une autorisation conditionnelle de deux ans au Dicamba fin 2018. Le secrétaire américain à l’Agriculture, Sonny Perdue, a regretté cette décision estimant que « les producteurs ont besoin de tous les outils pour produire la nourriture, le carburant et les fibres du monde entier ». Il a réaffirmé « son soutien au processus scientifique de l’EPA pour évaluer et gérer les risques écologiques, mis en balance avec les avantages agricoles et sociétaux des outils de protection des cultures ». Il est probable que l’EPA et entreprises commercialisant le Dicamba portent un recours dans les prochains mois une cour supérieure des États-Unis.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.