Abonné

Phytos : les chambres demandent un délai pour le conseil stratégique

- - 2 min

Alors que les agriculteurs doivent avoir effectué leur premier conseil stratégique sur la réduction des phytos au 1er janvier 2024, « on aura besoin d’un délai », plaide Sébastien Windsor, président de Chambres d’agriculture France (ex-APCA), lors d’une conférence de presse le 11 janvier. Et de préciser que « nous n’aurons pas le temps de former tous les agriculteurs d’ici 2023, puis d’ici 2026 » (date butoir pour justifier d’un deuxième conseil stratégique), car « il faudrait en former 150 000 par an ». Le président des chambres attribue ce retard à « un manque de communication – y compris de l’État – sur l’obligation de conseil ». Les organisations professionnelles, comme les coopératives, ont « joué le jeu » en « allant chercher les agriculteurs », a-t-il estimé lors de ses vœux. Ce retard place les chambres d’agriculture dans une « situation très difficile », déplore M. Windsor, car elles « sont allées plus vite que la demande : nous avons formé 300 conseillers au conseil stratégique, mais nous n’avons pas les agriculteurs en face ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Chambres d'agriculture France
Suivi
Suivre

L’obligation de conseil stratégique a été instaurée par la première loi Egalim dans le cadre de la séparation entre la vente et le conseil sur les phytos. Le conseil a été scindé en deux types : spécifique (lié à une application) et stratégique. Ce dernier consiste en un diagnostic d’exploitation, à partir duquel est proposé « un plan d’action avec des leviers adaptés pour réduire l’utilisation des produits phytosanitaires de synthèse », rappellent les chambres. Depuis le 1er janvier 2021, chaque exploitation doit « pouvoir justifier obligatoirement de deux conseils stratégiques phytosanitaires par intervalle de cinq ans », rappelle l’APCA sur son site web (espacés d’au moins deux ans, et d’au plus trois ans).

Un retard attribué à « un manque de communication »